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Ma réflexion : S'OUVRIR À LA DIFFÉRENCE Journée Nationale de la Vérité et de la réconciliation

Je lisais récemment ce commentaire sur les médias sociaux ’’Un enfant ne naît pas raciste, il le devient si on le lui enseigne’’. Je me suis arrêtée pour y réfléchir un moment et voilà le fruit de ma réflexion.


Je me souviens de ma première meilleure amie à l’école primaire. Nous nous sommes connues en 1ère et 2e année, avant que je ne quitte Montréal pour déménager en banlieue. Elle s’appelait Maryse, j’ai oublié son nom de famille. Elle avait de longs cheveux noirs, le teint légèrement basané et les yeux un peu en amande, mais je ne crois pas qu’elle était asiatique. Quand j’y pense, elle me rappelle un peu une de mes premières poupées, une petite indienne vêtue d’une magnifique robe de velours rouge cousue de billes multicolores. J’ai adoré cette poupée car elle ne ressemblait à aucune autre.


Du haut de mes 6-7 ans, je n’aurais su dire si mon amie Maryse était asiatique et honnêtement, je n’y aurais vu que du feu. La notion de race m’était totalement étrangère et l’a été pendant plusieurs années. Je me souviens être allée jouer chez elle un après-midi. Son père était à la maison, mais sa mère était absente. Je ne sais pas si sa mère était au travail ou si mon amie vivait en garde partagée. Je ne me souviens pas m’être posé la question, je n’avais pas conscience de cette réalité-là non plus. Tout ce dont je me souviens et qui était impressionnant, c’était que son père avait un crochet en remplacement d’une main. Nous avions joué aux cartes et la machine à brasser les cartes avait attiré mon attention autant que la main mécanique du père de mon amie. Son père était très gentil, c’est tout ce dont je me souviens.


Plus tard, le meilleur ami d’un de mes frères était Cambodgien. Ils étaient les seuls citoyens de minorité visible de notre petit village de banlieue. Une famille simple, paisible qu’on ne pouvait s’empêcher d’aimer.


Bien qu’ayant été peu confrontée à la différence raciale, j’ai toujours senti l’envie d’en savoir plus quant à l’origine des gens en général. Que la différence soit régionale ou de nationalité, celle-ci a toujours attisée mon ouverture à l’autre, plus que par simple curiosité, une envie de créer des ponts pour communiquer avec cet humain différent de moi. Aucune envie de juger, mais une compassion naturelle quand on apprend que leur pays leur a été si peu accueillant et que la majorité sont plus que reconnaissants de vivre au Québec. Un plaisir sans cesse renouvelé de découvrir la gastronomie des quatre coins du globe grâce à la diversité culturelle.


Quand je voyage au pays, je me plais à visiter les musées et expositions, à acheter les produits locaux qui permettent de mieux connaître les différentes régions, leurs habitants. On gagne tous à s’ouvrir à la différence!

 
 
 

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